La mobilisation lycéenne entamée jeudi 1er octobre s'est étendue vendredi à 17 établissements de La Réunion, répartis dans plusieurs communes de l'île, selon le point dressé par la préfecture et relayé par Témoignages.
Des incidents ont éclaté à Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-Joseph, Saint-Paul, Le Tampon, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne. La préfecture fait état de jets de projectiles, d'incendies de mobilier urbain ainsi que de dégradations de véhicules et de bus. À Saint-Pierre, aux abords du lycée François de Mahy, la présence de personnes extérieures à l'établissement a contribué, selon elle, à une aggravation des tensions.
L'autorité préfectorale mentionne également des cocktails Molotov, des bidons d'essence et des tirs de mortiers d'artifice en direction des forces de l'ordre. Selon le même bilan, cinq policiers et un gendarme ont été blessés.
Sur le volet judiciaire, la préfecture indique que 28 personnes ont été interpellées, dont 26 mineurs et deux majeurs. Ces chiffres sont attribués à la préfecture et n'ont pas été recoupés par une seconde source dans les éléments fournis.
Le préfet appelle à la responsabilité et rappelle que le droit de manifester doit s'exercer dans le respect des personnes et des biens. De son côté, l'Éducation nationale met en avant les Conseils de la vie lycéenne (CVL) et le Conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) comme espaces de dialogue.
Les circonstances précises des interpellations, le détail des suites judiciaires et l'état de santé des personnes blessées ne sont pas documentés dans les sources consultées.
