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Vie chère en Outre-mer : la ministre appelle à la responsabilité après les violences

La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a condamné les violences survenues en Martinique et en Guadeloupe lors de mobilisations contre la vie chère, appelant à la responsabilité de chacun tout en jugeant légitimes les inquiétudes sur le pouvoir d'achat. En Martinique, plus d'une vingtaine de barrages ont été recensés et six personnes interpellées ; en Guadeloupe, 44 personnes ont été interpellées, dont plus de la moitié de mineurs.

Barrages en Martinique, 44 interpellations en Guadeloupe, dont des mineurs : Naïma Moutchou condamne les destructions et reconnaît des inquiétudes « légitimes »

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L’essentiel

  • La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou s'est exprimée lundi soir sur le réseau social X après un point avec les préfets des Outre-mer.
  • Elle a exprimé son soutien aux forces de l'ordre, dont plusieurs ont été blessées, et jugé que rien ne justifie de s'en prendre à eux.
  • Elle a qualifié de légitimes les inquiétudes sur la vie chère, le carburant et les conditions d'études, tout en condamnant pillages et blocages.
  • En Martinique, plus d'une vingtaine de barrages ont été recensés et six individus interpellés ; deux commerces ont été saccagés au Robert et à Saint-Pierre et cinq vols à main armée signalés.
  • À Fort-de-France, des manifestants bloquaient lundi le quartier de Sainte-Thérèse ; les gendarmes mobiles, avec un blindé, ont entamé le dégagement du boulevard Maurice Bishop.
  • En Guadeloupe, 44 personnes ont été interpellées, dont plus de la moitié de mineurs, après des tentatives de barrages et jets de projectiles ; des pillages ont été constatés aux Abymes.
  • Un couvre-feu pour les mineurs avait été instauré à Pointe-à-Pitre et aux Abymes après des violences ayant blessé trois policiers par balles.
  • Le sénateur de Guadeloupe Victorin Lurel a jugé les exactions intolérables et appelé l'État au dialogue.

La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a condamné lundi soir les violences survenues lors de mobilisations contre la vie chère en Martinique et en Guadeloupe, appelant à la « responsabilité » de chacun. Après un point avec les préfets des Outre-mer, elle a exprimé sur le réseau social X son « soutien le plus ferme » aux policiers, gendarmes et personnels de secours, dont plusieurs ont été blessés.

« Rien ne justifie qu'on s'attaque à ceux qui risquent leur intégrité physique pour protéger les autres », a-t-elle déclaré. Tout en jugeant « légitimes » les inquiétudes sur la vie chère, le carburant et les conditions d'études, elle a prévenu qu'« on ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d'achat et l'égalité des droits en pillant des magasins » et appelé « à la responsabilité de chacun ».

En Martinique, des barrages ont été installés dimanche soir sur la route nationale 5, dans le sud de l'île, en amont d'une mobilisation à l'appel du Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC). La préfecture a annoncé que les barrages avaient été « retirés sur les axes principaux » vers 9 heures après l'intervention des gendarmes. Plus d'une vingtaine de barrages ont été recensés et six individus interpellés. Deux commerces ont été saccagés au Robert et à Saint-Pierre, et cinq vols à main armée signalés, selon le préfet.

À Fort-de-France, des manifestants bloquaient lundi le quartier de Sainte-Thérèse. Les gendarmes mobiles, avec l'aide d'un blindé, ont entamé le dégagement du boulevard Maurice Bishop. Le président du RPPRAC, Rodrigue Petitot, a déclaré dans une vidéo diffusée sur TikTok : « On ira jusqu'au bout. Ils ne nous ont pas donné le choix. »

En Guadeloupe, la nuit de dimanche à lundi a été marquée par « plusieurs tentatives de barrages et jets de projectiles », selon la préfecture. Au total, 44 personnes ont été interpellées, dont « plus de la moitié de personnes mineures ». Des pillages ont été constatés par la police aux Abymes, commune limitrophe de Pointe-à-Pitre. Le centre-ville de Pointe-à-Pitre n'a connu « aucun trouble grave » et la circulation est redevenue normale dès 6h30, selon les autorités.

Le préfet Thierry Devimeux avait instauré un couvre-feu pour les mineurs à Pointe-à-Pitre et aux Abymes pour la nuit de dimanche à lundi, après des violences urbaines dans la nuit de samedi à dimanche au cours desquelles trois policiers ont été blessés par balles, selon la préfecture.

Le sénateur de Guadeloupe Victorin Lurel a estimé que « les exactions, les pillages, les dégradations matérielles et surtout les atteintes physiques aux personnes » étaient « intolérables et inexcusables ». Il a appelé l'État au dialogue, ajoutant que « des réponses politiques devront également être apportées à la détresse exprimée par la jeunesse ».

La ministre a par ailleurs évoqué des incidents récents en Guadeloupe, à La Réunion et en Martinique, sans préciser la nature de ceux survenus à La Réunion.

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