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Mobilisation lycéenne à La Réunion : le rectorat ouvre le dialogue

Le mouvement lycéen lancé le 1er octobre 2026 à La Réunion s'est étendu à 17 établissements sur 49. Le rectorat annonce une phase de dialogue avec les représentants d'élèves et de parents, tandis que la préfecture recense 28 interpellations dont 26 mineurs et six forces de l'ordre blessées. La FSU Territoriale 974 demande des mesures urgentes.

Après une semaine de tensions et 28 interpellations, l'académie promet des discussions avec élèves et parents

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L’essentiel

  • Le mouvement a débuté le jeudi 1er octobre 2026 dans deux établissements, avant de s'étendre à 17 lycées sur les 49 de l'île le lendemain.
  • Les revendications portent sur la vétusté des bâtiments, la chaleur, l'interdiction des téléphones portables et l'organisation des emplois du temps.
  • 28 personnes ont été interpellées dont 26 mineurs dans sept communes : Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-Joseph, Saint-Paul, Le Tampon, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne.
  • Cinq policiers et un gendarme ont été blessés lors des manifestations.
  • Le rectorat annonce recevoir les représentants des parents d'élèves en début de semaine prochaine et se dit vigilant face à une possible reprise lundi.
  • La FSU Territoriale 974 demande au préfet sécurité aux abords des lycées, médiation de proximité et concertation élargie.

Le mouvement lycéen qui a débuté le jeudi 1er octobre 2026 à La Réunion s'est rapidement étendu : parti de deux établissements, il concernait le lendemain 17 lycées sur les 49 que compte l'île, selon le rectorat.

Lors d'une conférence de presse, l'académie a indiqué que les élèves avaient notamment évoqué « des bâtiments de leur vétusté et de la chaleur, mais aussi de l'interdiction des téléphones portables, de l'organisation de l'emploi du temps (sur la semaine et la journée) ». Le rectorat affirme que ces revendications « sont portées par des représentants d'élèves qui s'expriment très clairement » et qualifie cette étape de « première partie du dialogue ».

Le dialogue doit se poursuivre avec les représentants des parents d'élèves, qui seront reçus en début de semaine prochaine. « On est à une semaine des vacances scolaires, l'idée est que cette dernière semaine se passe bien et les lycéens en sont conscients », ajoute l'académie, qui se dit « dans une démarche d'écoute et de dialogue » tout en rappelant la nécessité d'expliquer « la réglementation en vigueur ».

Si le rectorat qualifie les mobilisations de « bon enfant », des heurts ont eu lieu, notamment à Saint-Pierre. Dans un communiqué, la préfecture rapporte que dans les communes de Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-Joseph, Saint-Paul, Le Tampon, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne, 28 personnes ont été interpellées, dont 26 mineurs et deux majeurs, pour des infractions telles que jets de projectiles, incendies de mobilier urbain, dégradation de véhicules et de bus. La préfecture évoque « des faits particulièrement graves » dont « le lancement de cocktail molotov, la présence de bidons d'essence et l'utilisation de mortiers d'artifice vers les forces de l'ordre ».

À Saint-Pierre, selon la préfecture, « le mouvement aux abords du lycée François de Mahy a pris une toute autre ampleur avec la présence d'individus extérieurs à l'établissement et au mouvement lycéen ». Au cours de ces manifestations, cinq policiers et un gendarme ont été blessés.

Le préfet de La Réunion a réagi : « le droit de manifester et d'exprimer ses revendications doit pouvoir s'exercer dans le respect des personnes et des biens. Les actes de violence et les dégradations commis en marge des mobilisations ne relèvent pas de l'exercice de ce droit ». Il condamne ces violences et apporte son soutien aux forces de l'ordre.

De son côté, la FSU Territoriale 974 a adressé un courrier au préfet pour demander des mesures urgentes. Le syndicat estime que « les tensions et les incidents rapportés aux abords de plusieurs lycées appellent une réponse urgente, fondée sur la protection des personnes, la prévention des violences et le dialogue ». Il rappelle que « les conditions d'étude des élèves et les conditions de travail des personnels sont indissociables » et pointe les difficultés liées aux sous-effectifs, au non-remplacement des enseignants et agents, à l'entretien des bâtiments, aux sanitaires, à la restauration et aux équipements.

La FSU demande notamment d'assurer la sécurité aux abords des lycées, de mettre en place une médiation de proximité, de veiller à la protection particulière des mineurs et de réunir sans délai une concertation élargie associant représentants des lycéens, organisations syndicales, parents d'élèves, directions, rectorat et Région.

Le préfet rappelle que des dispositifs d'expression existent, citant les Conseils de la Vie Lycéenne (CVL) et le Conseil Académique de la Vie Lycéenne (CAVL).

La mobilisation pourrait reprendre lundi : le rectorat se dit vigilant et la préfecture annonce qu'elle mobilisera les forces de l'ordre sur l'ensemble du territoire.

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