La Voix Citoyenne – La Réunion condamne fermement les dégradations d'équipements publics survenues à l'occasion de la mobilisation lycéenne, à La Réunion comme en France hexagonale, selon un courrier publié par Imaz Press Réunion. Le collectif cite notamment des infrastructures sportives, des abribus, du mobilier urbain, des établissements scolaires et des espaces de loisirs, qu'il qualifie de biens communs profitant d'abord aux jeunes.
Selon ce texte, plus de 600 établissements ont été concernés par la journée du jeudi 1er octobre, et dans beaucoup d'entre eux la mobilisation s'est déroulée dans le calme. Le collectif affirme que le mouvement est né quelques semaines après la rentrée, dans des lycées de banlieue parisienne qui ne se mobilisaient pas habituellement, avant de s'étendre à d'autres villes de façon spontanée, via les réseaux sociaux, sans organisation unique.
La Voix Citoyenne énumère les préoccupations attribuées aux lycéens : inégalités sociales, différences de traitement entre établissements, réchauffement climatique, place de la jeunesse dans la société, conditions d'études dégradées et professeurs non remplacés. Le collectif rappelle ses propres propositions : politiques climatiques ambitieuses, création d'une maison de la santé mentale et expérimentation d'une sécurité sociale de l'alimentation pour les jeunes.
Giovanni Payet, président de La Voix Citoyenne – La Réunion, est cité dans le texte : « Cette jeunesse ne demande pas la charité, elle demande d'être entendue. »
Le collectif formule plusieurs demandes : que les jeunes portent leurs revendications sans porter atteinte aux biens communs ; que les pouvoirs publics ouvrent sans délai un dialogue réel avec les lycéens, même en l'absence d'interlocuteur unique, et répondent à leurs préoccupations concrètes ; que les élus et institutions investissent durablement dans l'éducation, la santé mentale et les lieux de vie pour les jeunes ; et que l'ensemble des citoyens retrouve le chemin de l'écoute envers la jeunesse.
