Depuis plusieurs jours, des lycéens et des lycéennes se mobilisent devant leurs établissements pour dénoncer le manque de moyens de l'Éducation nationale et la dégradation de leurs conditions de scolarité. Dans une tribune, la CFDT Réunion exprime son soutien à ce mouvement, qu'elle juge légitime.
Le syndicat relie cette mobilisation aux difficultés que rencontrent selon lui les personnels éducatifs au quotidien : sous-effectifs chez les enseignants, les personnels de vie scolaire, de santé, de service social et d'accompagnement des élèves en situation de handicap, et missions insuffisamment reconnues. La CFDT y voit aussi la conséquence de l'absence, selon elle, d'une politique ambitieuse en direction de la jeunesse.
La tribune indique que des rassemblements organisés aux abords de plusieurs lycées, publics comme privés, ont gravement dégénéré, souvent, affirme le syndicat, du fait d'interventions extérieures. La CFDT condamne fermement les violences contre les personnes et les dégradations de biens, qui mettent en danger élèves et personnels et couvrent selon elle la voix des lycéens engagés sincèrement.
Le syndicat estime par ailleurs que certaines interventions des forces de l'ordre dépassent ce qu'exige le maintien de l'ordre, ce qu'il qualifie d'inacceptable. Il appelle le gouvernement à agir et prévient qu'une réponse uniquement sécuritaire ne réglera aucune des difficultés à l'origine de la mobilisation et risque d'aggraver les tensions.
La CFDT dénonce enfin l'instrumentalisation du mouvement par ceux qui poursuivraient d'autres objectifs que ceux des lycéens, et affirme que leur parole ne saurait être confisquée. Le syndicat plaide pour l'installation d'un dialogue sans violence, dans le respect de la liberté d'expression et de manifestation, et annonce son soutien à la mobilisation lycéenne du 6 octobre.
