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Martinique : premier couvre-feu nocturne, 11 interpellations

Un couvre-feu de 22 heures à 5 heures est en vigueur depuis mardi soir dans six communes de Martinique. Pour la première nuit, le préfet recense 11 interpellations, dont neuf gardes à vue, trois armes saisies et un policier légèrement blessé. Des tirs ont visé des gendarmes à Ducos et deux incendies importants ont touché une entreprise et un collège au Lamentin.

Le préfet évoque une nuit moins agitée dans les six communes concernées, malgré des tirs et deux incendies

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L’essentiel

  • Le couvre-feu s'applique de 22 heures à 5 heures pendant 48 heures à Fort-de-France, Schœlcher, Ducos, Le Robert, Saint-Joseph et Le Lamentin, sauf dérogations.
  • Le préfet Étienne Desplanques décrit une nuit moins intense que les deux précédentes, avec moins de communes touchées, moins de barrages et moins d'interventions.
  • Onze personnes ont été interpellées, dont neuf placées en garde à vue ; une équipe soupçonnée de braquages figure parmi les personnes arrêtées.
  • Trois armes à feu ont été saisies et un policier a été légèrement blessé à la tête.
  • Des gendarmes ont été la cible de tirs à Ducos ; deux incendies importants ont endommagé une entreprise liée à l'automobile et le gymnase d'un collège au Lamentin.
  • Le préfet indique qu'aucun vol à main armée n'a été recensé cette nuit et que le dispositif sera maintenu la nuit prochaine.
  • Le périmètre et les horaires pourraient évoluer en cas de dégradation ; des élus ont demandé une extension, notamment la maire des Trois-Îlets, qui craint un déplacement des troubles.

Le couvre-feu instauré dans six communes de Martinique est entré en vigueur mardi soir. Il interdit les déplacements entre 22 heures et 5 heures pendant 48 heures à Fort-de-France, Schœlcher, Ducos, Le Robert, Saint-Joseph et Le Lamentin, sauf dérogations.

Au lendemain de cette première nuit, le préfet Étienne Desplanques a fait état d'une situation « moins intense » que les deux nuits précédentes, avec « moins de communes touchées, moins de barrages, moins d'interventions des services de police et de gendarmerie ». Il souligne toutefois que la nuit est restée difficile : des gendarmes ont été la cible de tirs à Ducos et deux incendies importants se sont déclarés au Lamentin, l'un touchant une entreprise liée à l'automobile, l'autre un collège dont le gymnase a été endommagé.

Selon le représentant de l'État, onze personnes ont été interpellées, dont neuf placées en garde à vue. Une équipe soupçonnée de braquages figure parmi les personnes arrêtées. Trois armes à feu ont été saisies et un policier a été légèrement blessé à la tête. Des mineurs ont aussi été contrôlés en infraction avec le couvre-feu avant d'être remis à leurs parents.

Le préfet estime que le couvre-feu a réduit la circulation autour des barrages et, selon lui, les possibilités de commettre des braquages : « Cette nuit, il n'y a eu aucun vol à main armée », a-t-il indiqué, après plusieurs faits recensés les deux nuits précédentes. Il présente la mesure comme « un outil supplémentaire, efficace », qui sera maintenu la nuit prochaine, tout en affirmant que « ce n'est pas ça qui résout tout » et que l'intervention de la police et de la gendarmerie reste prioritaire.

Le périmètre du dispositif pourrait évoluer. Plusieurs communes touchées par des barrages n'y sont pas soumises, et la maire des Trois-Îlets, Nathalie Gratia, s'interroge sur un possible déplacement des troubles vers d'autres secteurs. Le préfet indique avoir échangé avec l'ensemble des maires et le président du Conseil exécutif de la CTM ; certains élus ont demandé une extension. Il dit vouloir conserver une mesure « proportionnée » et juridiquement solide, concentrée sur les secteurs ayant connu les faits les plus importants, et envisage de faire évoluer le périmètre comme les horaires si la situation se dégradait. Le début du couvre-feu à 22 heures vise selon lui à limiter les conséquences pour les restaurants, les hôtels et les déplacements légitimes en début de soirée.

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