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SantéNigeria, Abuja

Ebola Bundibugyo au Nigeria : un premier cas et 44 contacts suivis

Le Nigeria a confirmé un premier cas de fièvre Ebola de souche Bundibugyo chez une diplomate arrivée le 3 octobre d'Ouganda. Quarante-quatre personnes contacts ont été identifiées et les mesures de prévention ont été renforcées dans l'hôpital privé d'Abuja où la patiente est prise en charge. Il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique contre cette souche.

Une diplomate arrivée d'Ouganda testée positive à Abuja ; les autorités sanitaires renforcent la prévention dans l'hôpital privé où elle est admise

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Image d’illustration générée par IA ou utilisée comme référence. Elle accompagne l’article et peut différer de la réalité des lieux, des personnes ou des événements présentés.

L’essentiel

  • Le Nigeria a annoncé un premier cas d'Ebola, confirmé à la souche Bundibugyo après trois niveaux de tests moléculaires.
  • La patiente est une diplomate arrivée au Nigeria le 3 octobre à bord d'un vol en provenance d'Ouganda.
  • Elle a été admise dans un hôpital privé d'Abuja, où son état s'est aggravé jusqu'à une défaillance multiviscérale.
  • Quarante-quatre cas-contact ont été identifiés par les autorités sanitaires nigérianes.
  • Les mesures de prévention et de contrôle des infections ont été renforcées dans l'hôpital où la patiente est admise.
  • Il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement spécifique contre le virus Bundibugyo ; un essai clinique est en cours.
  • La RDC connaît depuis mai sa 17e épidémie d'Ebola, la plus meurtrière jamais connue dans le pays, avec plus de 9 000 cas et 4 381 décès selon les autorités sanitaires congolaises.
  • Des cas ont été recensés dans plusieurs autres pays africains, dont l'Ouganda et le Kenya.
  • En 2014, le Nigeria avait maîtrisé une flambée d'Ebola en 21 jours, avec sept morts et 19 personnes contaminées.

Le Nigeria a confirmé un premier cas de maladie à virus Ebola sur son territoire, identifié comme étant de la souche Bundibugyo, la même qui circule actuellement en République démocratique du Congo. La patiente est une diplomate arrivée à Abuja le 3 octobre à bord d'un vol en provenance d'Ouganda, selon le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC).

Les autorités sanitaires nigérianes indiquent avoir réalisé trois niveaux de tests moléculaires avant de confirmer la souche. La patiente a été admise dans un hôpital privé de la capitale, où elle a été prise en charge plusieurs jours avant la confirmation du diagnostic, a précisé le ministre de la Santé, Ali Pate. Un responsable a fait état d'une aggravation de son état jusqu'à une défaillance multiviscérale. Quarante-quatre personnes ayant été en contact avec elle ont été identifiées.

L'Organisation mondiale de la santé a indiqué que les mesures de prévention et de contrôle des infections étaient renforcées dans l'établissement où la patiente est admise. Aucun vaccin ni traitement spécifique contre la souche Bundibugyo n'existe à ce jour, même si un essai clinique est en cours.

La RDC est confrontée depuis mai à sa 17e épidémie de maladie à virus Ebola, devenue en quelques mois la plus meurtrière jamais connue dans le pays. Selon un bilan des autorités sanitaires congolaises, l'épidémie a dépassé les 9 000 cas pour 4 381 décès, et des cas ont été recensés dans plusieurs autres pays du continent. L'Ouganda avait enregistré 20 cas et deux décès avant de déclarer fin août l'épidémie éradiquée sur son sol ; le Kenya a récemment déclaré son neuvième cas. Le patron de l'agence de santé de l'Union africaine, Jean Kaseya, a mis en garde contre une « menace extrêmement grave » et appelé à la mobilisation internationale.

Le Nigeria avait déjà été confronté au virus en 2014, lors de l'épidémie qui avait fait plus de 11 000 morts en Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016. Un premier cas signalé à Lagos avait alors fait craindre une propagation rapide, avant que la flambée ne soit maîtrisée en 21 jours, avec sept morts et 19 personnes contaminées.

Dans les rues d'Abuja, des habitants ont fait part de leur inquiétude et de leur confiance dans la capacité du pays à endiguer la propagation, certains appelant à des campagnes de sensibilisation dans chaque ville et chaque État.

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