La fin du quinquennat d'Emmanuel Macron s'achève dans une ambiance que l'AFP décrit comme crépusculaire, marquée par une contestation lycéenne qui s'étend, des tensions sur la dette publique et des rivalités internes au sein de la majorité.
Selon le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, près de 400 lycées sont restés fermés vendredi et 735 établissements ont été perturbés. Le mouvement, parti d'une demande de moyens, s'est accompagné de violences : proviseurs agressés, tirs de mortiers et lycées incendiés, rapporte l'AFP. La cheffe des députés Insoumis, Mathilde Panot, a apporté son soutien au mouvement, tandis que l'exécutif dénonce une manipulation.
Sur le plan économique, le Premier ministre Sébastien Lecornu a concédé que « le réel nous rattrape », après des records de taux d'intérêt sur la dette. La bataille budgétaire à l'Assemblée, en l'absence de majorité, s'annonce difficile, avec la menace d'une censure du gouvernement.
Dans le camp présidentiel, les rivalités entre Édouard Philippe et Gabriel Attal pour la présidentielle laissent des traces. Emmanuel Macron, en déplacement à Madrid, a appelé le Rassemblement national à « clarifier sa ligne » et reproché aux Insoumis d'« agiter les peurs », une sortie critiquée par son ancien Premier ministre.
L'AFP souligne que la crise lycéenne renforce le face-à-face entre le RN et La France insoumise, alors qu'Emmanuel Macron avait promis en 2017 de tout faire pour que les Français n'aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes.
