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Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie

À l'approche de la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron, la majorité affronte une contestation lycéenne qui s'étend, des tensions sur la dette publique et des rivalités internes pour la présidentielle, dans un contexte où le Rassemblement national et La France insoumise dominent le débat.

Crise lycéenne, dette et rivalités internes : dix ans de pouvoir dans un climat crépusculaire

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L’essentiel

  • Près de 400 lycées sont restés fermés vendredi et 735 établissements ont été perturbés, selon le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray.
  • Le mouvement lycéen, parti d'une demande de moyens, s'est étendu depuis une semaine avec des violences : proviseurs agressés, tirs de mortiers, lycées incendiés.
  • Le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque un contexte où « le réel nous rattrape », après des records de taux d'intérêt sur la dette.
  • Des rivalités internes opposent Édouard Philippe et Gabriel Attal dans la course à la présidentielle au sein du camp présidentiel.
  • Emmanuel Macron, en déplacement à Madrid, a appelé le RN à « clarifier sa ligne » et reproché aux Insoumis d'« agiter les peurs ».
  • La bataille budgétaire à l'Assemblée, sans majorité, s'annonce difficile avec la menace d'une censure du gouvernement.

La fin du quinquennat d'Emmanuel Macron s'achève dans une ambiance que l'AFP décrit comme crépusculaire, marquée par une contestation lycéenne qui s'étend, des tensions sur la dette publique et des rivalités internes au sein de la majorité.

Selon le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, près de 400 lycées sont restés fermés vendredi et 735 établissements ont été perturbés. Le mouvement, parti d'une demande de moyens, s'est accompagné de violences : proviseurs agressés, tirs de mortiers et lycées incendiés, rapporte l'AFP. La cheffe des députés Insoumis, Mathilde Panot, a apporté son soutien au mouvement, tandis que l'exécutif dénonce une manipulation.

Sur le plan économique, le Premier ministre Sébastien Lecornu a concédé que « le réel nous rattrape », après des records de taux d'intérêt sur la dette. La bataille budgétaire à l'Assemblée, en l'absence de majorité, s'annonce difficile, avec la menace d'une censure du gouvernement.

Dans le camp présidentiel, les rivalités entre Édouard Philippe et Gabriel Attal pour la présidentielle laissent des traces. Emmanuel Macron, en déplacement à Madrid, a appelé le Rassemblement national à « clarifier sa ligne » et reproché aux Insoumis d'« agiter les peurs », une sortie critiquée par son ancien Premier ministre.

L'AFP souligne que la crise lycéenne renforce le face-à-face entre le RN et La France insoumise, alors qu'Emmanuel Macron avait promis en 2017 de tout faire pour que les Français n'aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes.

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