La première édition de « Choose Outre-mer » se tient ce jeudi 1er octobre à la Banque de France, à l'initiative de Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer. Calqué sur « Choose France », le sommet doit réunir entrepreneurs, investisseurs, dirigeants et talents autour d'un objectif affiché par le ministère : « renforcer l'attractivité des territoires ultramarins, faciliter l'accès au financement et accélérer le développement des entreprises et de l'emploi ».
Selon le ministère, l'événement part d'un constat de la ministre : « les sujets économiques ont été délaissés depuis quelques temps ». Il se veut « un point de départ pour un changement de doctrine économique en Outre-mer », avec l'ambition de « donner des perspectives » aux territoires, de « retisser la confiance » des investisseurs et d'entrer dans « une logique d'attractivité ».
Le programme de la journée comprend des tables rondes, des temps forts, des job dating, des signatures de partenariats et de conventions entre acteurs publics et privés, ainsi que des remises de prix dédiées aux start-ups et des séances de pitching.
Sur le volet emploi, plus de 1 800 candidats sont attendus, sur place à Paris et en simultané dans les territoires, pour répondre à environ 1 100 offres proposées par 200 entreprises. La principale annonce attendue concerne la création d'un fonds d'investissement « à impact public et privé » dédié aux entreprises ultramarines.
Certaines entreprises ont déjà fait part de leurs intentions. Look Up Space, spécialisée dans la surveillance spatiale, a annoncé ce mercredi un investissement de 100 millions d'euros en Outre-mer, dans le cadre du déploiement de ses radars SORASYS, présentés comme capables de détecter et suivre satellites et débris jusqu'à 2 000 km d'altitude, de jour comme de nuit et quelles que soient les conditions météorologiques. Après un premier radar installé à Monts de Randon, en Lozère, six radars supplémentaires doivent être déployés dans les Outre-mer pour un investissement total supérieur à 100 millions d'euros. Les premières implantations citées sont la Polynésie française, avec deux radars représentant 30 millions d'euros, et Saint-Pierre-et-Miquelon, avec un projet de 20 millions d'euros. Les prochains radars sont prévus en Guyane, à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie.
Pour La Réunion, ces annonces s'inscrivent dans un contexte économique ultramarin où l'accès au financement et le développement de l'emploi restent des enjeux structurants. Les retombées concrètes pour l'île dépendront des engagements pris lors du sommet et de la mise en œuvre effective des projets annoncés.
