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Violences urbaines : Macron promet fermeté et transparence sur le maintien de l'ordre

Après les violences en marge des manifestations contre la vie chère, le président de la République a promis la fermeté contre les auteurs des dégradations et la transparence sur le dispositif de maintien de l'ordre. Le bilan provisoire fait état de 2 397 interpellations et de 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept graves. De nouvelles tensions ont éclaté dimanche à Paris, place de la République, et à Lyon.

Le président s'exprime après une journée d'affrontements et de pillages dans plusieurs villes ; de nouvelles tensions ont éclaté à Paris et à Lyon.

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Image d’illustration générée par IA ou utilisée comme référence. Elle accompagne l’article et peut différer de la réalité des lieux, des personnes ou des événements présentés.

L’essentiel

  • Le président de la République a dénoncé des violences attribuées à des groupuscules d'ultra-gauche rejoints par des délinquants, tout en distinguant ces auteurs des manifestants aux revendications légitimes.
  • Il a demandé au ministre de l'Intérieur de tirer toutes les leçons des événements et promis la transparence sur la stratégie de maintien de l'ordre.
  • Les préfets pourront interdire certains rassemblements dans les prochains jours, selon les annonces présidentielles.
  • Le bilan consolidé du ministère de l'Intérieur fait état de 2 397 interpellations et de 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept graves.
  • De nouvelles tensions ont éclaté dimanche après-midi place de la République à Paris, avec usage de gaz lacrymogènes et pillages de commerces dans le quartier.
  • Quelque 1 500 commerces ont été pris pour cible samedi, pour des dégâts évalués à plusieurs centaines de millions d'euros par la fédération du commerce et de la distribution.
  • Une commission d'enquête parlementaire sur la stratégie de maintien de l'ordre va être mise en place, et l'Association des maires de France appelle à des rassemblements lundi devant les mairies.
  • Le Premier ministre réunira prochainement partis politiques, syndicats, collectivités et parlementaires.

Le président de la République s'est exprimé dimanche lors d'une allocution d'une dizaine de minutes, au lendemain d'une journée de mobilisation contre la vie chère marquée par des violences et des pillages dans plusieurs villes. Il a fait part de la colère et de la honte ressenties face aux événements, dénonçant des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche rejoints par de nombreux délinquants, tout en appelant à ne pas confondre ces auteurs avec les manifestants porteurs de revendications légitimes.

Le chef de l'État a promis la transparence sur la stratégie de maintien de l'ordre employée samedi, demandant au ministre de l'Intérieur de tirer toutes les leçons des événements et d'apporter des réponses claires. Il a annoncé que les préfets pourront interdire certains rassemblements dans les prochains jours et a maintenu son déplacement de trois jours prévu à partir de lundi dans le Golfe. Il a par ailleurs appelé les partis politiques, les organisations professionnelles et les syndicats à condamner sans ambiguïté les violences.

Selon le bilan consolidé du ministère de l'Intérieur, 2 397 personnes ont été interpellées et 997 policiers et gendarmes ont été blessés, dont sept gravement. Aucune annonce n'a été faite à ce stade sur les revendications portées par les manifestants, notamment la lutte contre la vie chère et la défense des services publics. Le Premier ministre réunira prochainement partis politiques, syndicats, collectivités et parlementaires au cours de plusieurs réunions.

Dimanche après-midi, la place de la République à Paris, épicentre de la mobilisation et des heurts de la veille, a de nouveau été le théâtre d'affrontements avec les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Des magasins ont été pillés dans le quartier, où une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines a été déployée pour le deuxième jour consécutif. De nouvelles tensions ont également éclaté à Lyon.

Dans les villes touchées, le bilan s'accompagne de désolation et parfois de colère. Quelque 7 000 personnes, dont de nombreux élus, se sont rassemblées dimanche à Limoges, dont la mairie a été dévastée par un incendie. À l'échelle nationale, environ 1 500 commerces ont été pris pour cible samedi, pour des dégâts évalués à plusieurs centaines de millions d'euros par la fédération du commerce et de la distribution. Le ministre du Commerce réunira lundi matin les fédérations de commerçants et distributeurs, les hôteliers et restaurateurs, ainsi que les banques et assurances.

Sur le plan institutionnel, une commission d'enquête parlementaire sur la stratégie de maintien de l'ordre va être mise en place, a annoncé la présidente de l'Assemblée nationale. L'Association des maires de France a appelé à des rassemblements lundi devant les mairies pour alerter sur un risque qualifié de véritable pour toute la Nation. Plusieurs responsables politiques de l'opposition ont vivement critiqué l'allocution présidentielle, certains réclamant la démission du ministre de l'Intérieur, tandis que l'ancien ministre de l'Intérieur a jugé le chef de l'État dépassé et non suivi dans sa demande de décréter l'état d'urgence. À l'étranger, le président américain a estimé que la France était brisée par l'immigration.

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