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SantéFrance

Cancers professionnels : la FNATH dénonce une sous-reconnaissance massive

La FNATH s'appuie sur des travaux du CNRS présentés le 30 septembre pour dénoncer la sous-reconnaissance des cancers professionnels en France. Moins de 1 800 cas seraient reconnus chaque année contre plusieurs dizaines de milliers attendus, et 2 à 3,8 milliards d'euros seraient supportés à tort par la branche maladie. Le syndicat demande des mesures dans le PLFSS 2027.

Le syndicat réclame un plan national et un financement par la branche AT-MP avant le PLFSS 2027

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L’essentiel

  • Moins de 1 800 cancers professionnels reconnus par an par la Sécurité sociale, contre plusieurs dizaines de milliers selon la FNATH
  • Seulement 4 % des cancers professionnels reconnus concernent des femmes
  • 2 à 3,8 milliards d'euros par an de dépenses supportées à tort par la branche maladie selon la commission sur la sous-déclaration
  • Travaux du CNRS présentés le 30 septembre confirmant la sous-reconnaissance selon la FNATH
  • Tableau de maladie professionnelle pour le cancer bronchopulmonaire lié à la silice cristalline toujours non publié, sept ans après l'expertise de l'Anses de 2019
  • La FNATH demande un plan national, l'accélération des tableaux et un financement par la branche AT-MP dans le PLFSS 2027

La FNATH, association de défense des victimes du travail, dénonce une sous-reconnaissance massive des cancers d'origine professionnelle, en s'appuyant sur des travaux du CNRS présentés le 30 septembre. Selon le syndicat, moins de 1 800 cancers professionnels sont reconnus chaque année par la Sécurité sociale, alors qu'ils seraient en réalité plusieurs dizaines de milliers. Seulement 4 % des cas reconnus concerneraient des femmes.

Au-delà de l'injustice humaine, la FNATH pointe une aberration financière. La dernière commission chargée d'évaluer la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles estime entre 2 et 3,8 milliards d'euros par an les dépenses supportées à tort par la branche maladie. Des dépenses qui devraient relever du risque professionnel et être financées par la branche AT-MP, alimentée par les cotisations des employeurs.

Le syndicat illustre son propos par le cas de la silice cristalline. L'Anses avait publié en 2019 une expertise collective mettant en évidence le risque de cancer bronchopulmonaire lié à l'exposition professionnelle à cette substance. Sept ans plus tard, le tableau de maladie professionnelle permettant de reconnaître directement ces cancers n'est toujours pas publié, déplore la FNATH.

À l'occasion de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, l'association appelle le Gouvernement et les parlementaires à agir. Elle demande un plan national de lutte contre la sous-déclaration avec des objectifs chiffrés, l'accélération de la création et de la révision des tableaux de maladies professionnelles, la publication sans délai du tableau relatif au cancer bronchopulmonaire lié à la silice, un renforcement de la prévention et de la traçabilité des expositions aux agents cancérogènes, ainsi qu'un financement par la branche AT-MP à la hauteur du coût réel supporté aujourd'hui par l'Assurance maladie.

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