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PLFSS : la CGTR réclame 150 millions d'euros pour la santé à La Réunion

La Fédération Santé et Action Sociale CGTR a adressé le 2 octobre un courrier d'interpellation solennelle à la ministre de la Santé, transmis aux parlementaires réunionnais, à l'ARS et aux directions des établissements de l'île. Le syndicat revendique une enveloppe spécifique de 150 millions d'euros par an pour La Réunion dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale.

Le syndicat interpelle la ministre de la Santé sur l'effondrement des trois piliers du système de soins

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Image d’illustration générée par IA ou utilisée comme référence. Elle accompagne l’article et peut différer de la réalité des lieux, des personnes ou des événements présentés.

L’essentiel

  • La CGTR a envoyé un courrier d'interpellation solennelle à la ministre de la Santé le 2 octobre, avec copie aux parlementaires réunionnais, à l'ARS et aux directions des établissements.
  • Le syndicat revendique une enveloppe spécifique de 150 millions d'euros par an pour La Réunion.
  • La CGTR dénonce l'effondrement simultané de l'hôpital public, du privé non lucratif et du privé lucratif.
  • Le syndicat évoque une exposition aux risques psychosociaux supérieure à celle du BTP, avec +50 % de démissions sèches en 2025 selon ses chiffres.
  • La CGTR réclame un moratoire sur les fermetures de lits et la création de 100 lits de médecine/SSR, 100 places en MAS et 200 places en EHPAD d'ici 2027.
  • Le syndicat demande l'ouverture immédiate de négociations tripartites entre l'État, le patronat et les syndicats.

La Fédération Santé et Action Sociale CGTR a adressé, le 2 octobre, un courrier d'interpellation solennelle à la ministre de la Santé, transmis en copie aux parlementaires réunionnais, à l'ARS et aux directions de l'ensemble des établissements de l'île. Le syndicat y revendique une enveloppe spécifique de 150 millions d'euros par an pour La Réunion.

Dans un communiqué, la CGTR indique tirer « la sonnette d'alarme sur l'effondrement simultané des trois piliers de notre système de santé (hôpital public, privé non lucratif, privé lucratif) ». Le syndicat cite plusieurs points d'alerte transmis au ministère : une exposition aux risques psychosociaux qu'il juge supérieure à celle du BTP, une « smicardisation » des soignants du secteur privé avec des professionnels qualifiés à « à peine 1 600 euros net par mois », et une saturation structurelle des soins marquée par des fermetures de lits, des urgences « asphyxiées », des délais de consultation dépassant six mois et des surcoûts insulaires non compensés.

Parmi ses demandes, la CGTR réclame une enveloppe de 150 millions d'euros par an pour financer un rattrapage salarial, des embauches pérennes et la compensation des surcoûts insulaires. Elle demande également un moratoire immédiat sur les fermetures de lits, la création de 100 lits de médecine et de soins de suite et de réadaptation, de 100 places en maison d'accueil spécialisée pour le handicap et de 200 places en EHPAD d'ici 2027, ainsi que l'ouverture immédiate de négociations tripartites entre l'État, le patronat et les syndicats.

Ces éléments proviennent du communiqué du syndicat, relayé par Témoignages. Aucune réponse de la ministre de la Santé, de l'ARS ou des établissements n'est disponible à ce stade.

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