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Violences urbaines à La Réunion : 24 interpellations et 11 forces de l'ordre blessées

Dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre 2026, des violences urbaines ont touché plusieurs communes de La Réunion, notamment La Possession, Le Port et Saint-Denis. La préfecture recense 24 interpellations, dont des mineurs, et 11 membres des forces de l'ordre blessés. Les syndicats de police et le maire de La Possession dénoncent un sous-effectif et un manque d'anticipation, tandis que le ministre de l'Intérieur reconnaît une asymétrie du dispositif et une sous-estimation du nombre de manifestants.

McDonald's incendié à La Possession, jets de galets au Port, véhicules et poubelles brûlés à Saint-Denis : les syndicats de police dénoncent un manque d'effectifs

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Image d’illustration générée par IA ou utilisée comme référence. Elle accompagne l’article et peut différer de la réalité des lieux, des personnes ou des événements présentés.

L’essentiel

  • Le McDonald's de La Possession a été incendié ; des galets et mortiers ont été tirés au Port ; poubelles et voitures ont brûlé à Saint-Denis.
  • 11 membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi lors des incidents en marge des rassemblements.
  • 24 personnes ont été interpellées depuis le début des événements, dont des mineurs, selon la préfecture de La Réunion.
  • 120 policiers et 99 militaires étaient déployés samedi ; 270 policiers et gendarmes dimanche.
  • Le maire de La Possession, Érick Fontaine, dénonce un manque de moyens et affirme avoir alerté le préfet à deux reprises.
  • Le représentant syndical Gilles Clain (UN1TÉ Police) évoque des vacations de 20 heures sans repas et un manque d'anticipation de la hiérarchie.
  • Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez reconnaît une asymétrie du dispositif face au volume de participants et indique avoir déposé sa démission, refusée.
  • Les survols par drone n'ont été autorisés samedi qu'à Sainte-Marie, puis dimanche à Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-André et Le Port.
  • Une commission d'enquête parlementaire sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre a été annoncée.
  • Des appels à la mobilisation pour les jours prochains circulent sur les réseaux sociaux.

La journée du samedi 17 octobre 2026 et la nuit suivante ont été marquées par des affrontements et des violences urbaines dans plusieurs communes de La Réunion. À La Possession, le restaurant McDonald's a été incendié. Au Port, des galets et des jets de mortiers ont été tirés. À Saint-Denis, des poubelles et des voitures ont brûlé.

Selon les chiffres de la préfecture de La Réunion, 11 membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi lors des incidents en marge des rassemblements, et 24 personnes ont été interpellées depuis le début des événements, dont des mineurs. Le déploiement est passé de 120 policiers et 99 militaires samedi à 270 policiers et gendarmes dimanche.

Les représentants des forces de l'ordre dénoncent un sous-effectif et un manque d'anticipation. Gilles Clain, représentant de UN1TÉ Police, estime que des collègues ont enchaîné 20 heures de vacation sans repas et interroge la responsabilité de la hiérarchie. Il écarte l'idée d'une défaillance des services de renseignement et pointe les décisions des hauts fonctionnaires. Le maire de La Possession, Érick Fontaine, affirme avoir alerté le préfet à deux reprises sur le manque de gendarmes dans sa commune et décrit une population apeurée.

Les survols et enregistrements par drone ont été autorisés par le préfet samedi uniquement à Sainte-Marie, avant une extension dimanche à Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-André et Le Port.

Au niveau national, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu sa part de responsabilité et une asymétrie du dispositif en certains endroits par rapport au volume de participants. Les prévisions évaluaient à 200 000 le nombre de manifestants samedi, contre 500 000 selon les chiffres évoqués. Il indique avoir déposé sa démission, refusée par le président de la République. Une commission d'enquête parlementaire sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre a été annoncée, et l'Association des maires de France a demandé au gouvernement d'adapter son dispositif de sécurité.

À ce stade, aucune indication n'a été donnée sur un renforcement des mesures de sécurité à La Réunion pour les prochains jours, alors que des appels à la mobilisation circulent sur les réseaux sociaux.

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