Une journée de mobilisation contre la vie chère est annoncée ce samedi en France métropolitaine, à l'appel de collectifs réunissant anciens gilets jaunes, lycéens, étudiants, militants du climat et agriculteurs. L'ampleur de la participation reste difficile à anticiper, au premier jour des vacances scolaires.
Quelque 1.500 actions, manifestations ou blocages sont annoncées sur un site internet dédié, selon les organisateurs. L'entourage du ministre de l'Intérieur évoque de son côté environ 500 actions envisagées et plus de 90 projets de manifestations. Des barrages filtrants ou blocages pourraient toucher gares, ponts, péages, stations-service, raffineries et dépôts pétroliers.
À Paris, le parcours du cortège a fait l'objet de discussions avec la préfecture de police. Les organisations étudiantes et lycéennes souhaitaient rejoindre les lieux de pouvoir dans le centre de la capitale, ce qui n'a pas été autorisé. Le rendez-vous a été fixé à 14 heures place de la République, en direction de la place de Clichy.
Le Premier ministre a convoqué une cellule interministérielle de crise. L'entourage du ministre de l'Intérieur a prévenu que les actions de blocage sur des axes structurants et des équipements majeurs ne seront pas tolérées, et que des débordements sont anticipés dans les cortèges, notamment à Paris et dans les grandes villes. Selon le ministre, les grenades assourdissantes, dont l'usage avait été suspendu pour le mouvement lycéen après des incidents graves, pourront être utilisées en cas de violences urbaines extrêmement graves.
Le président de la République a lancé un appel au calme, estimant que le droit de manifester doit s'accompagner du respect, sans insulter ni casser.
Plusieurs responsables politiques ont annoncé leur participation, dont Jean-Luc Mélenchon, la cheffe des Écologistes et le patron du Parti communiste. Des députés LFI seront également dans les cortèges.
Ces derniers jours, le gouvernement a tenté de désamorcer le mécontentement de certains segments de la population : nouvelle rencontre avec les organisations lycéennes, enveloppe de 500 à 700 millions d'euros pour le plan de relance agricole en 2027, prolongation d'aides à l'achat de carburants.
Une intersyndicale a par ailleurs appelé les salariés du public et du privé à manifester et faire grève le 5 novembre, notamment pour les salaires et les services publics.
Aucun élément disponible ne permet à ce stade de confirmer une mobilisation comparable à La Réunion.
