Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi 16 octobre la reprise de l'usage des grenades assourdissantes par les forces de l'ordre, une arme dont l'emploi avait été suspendu après qu'un élève a eu la main arrachée lors d'une manifestation à Lens le 5 octobre.
Interrogé sur France 2, le ministre a indiqué que les policiers et gendarmes pourront recourir à ces grenades « s'il devait y avoir des violences urbaines extrêmement graves ». Il a ajouté que « dans un contexte extrêmement dégradé, tous les types d'armes intermédiaires pourront être utilisés » et que les forces de l'ordre « doivent pouvoir utiliser l'ensemble de celles qui sont à leur disposition ».
Cette catégorie d'armes intermédiaires comprend notamment les lanceurs de balles de défense (LBD), les grenades et les pistolets à impulsion électrique.
Cette autorisation s'applique dès samedi 17 octobre, une journée de mobilisation où des lycéens, dont la colère ne s'apaise pas, et des gilets jaunes protestant contre la vie chère pourraient se rejoindre.
Les circonstances exactes de l'accident de Lens et les modalités précises encadrant le recours à ces armes n'ont pas été détaillées dans les éléments disponibles.
