Deux jours après l'atterrissage en urgence en Arabie saoudite d'un vol Flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv, l'enquête sur l'attaque au couteau du commandant de bord se poursuit. Le président américain Donald Trump a menacé jeudi de frapper l'Iran "très fort" si une implication de Téhéran se confirmait, tout en reconnaissant que les vérifications étaient en cours.
Selon le récit de voyageurs, le copilote a poignardé le commandant de bord pour tenter de faire s'écraser l'avion, provoquant une perte d'altitude d'environ 5 000 mètres en une minute, avant que des passagers ne se ruent dans le cockpit pour le maîtriser. L'appareil transportait 174 personnes, dont 166 Israéliens selon les médias.
Sans attendre les résultats des enquêtes, Israël a dénoncé une "tentative d'attentat terroriste jihadiste". Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que le copilote, de nationalité omanaise, "avait subi un endoctrinement islamiste radical", sans écarter la possibilité d'un acte lié à des problèmes psychiatriques.
Les autorités saoudiennes ont confirmé que le copilote avait attaqué son collègue et ont précisé que le suspect avait été transféré aux Émirats arabes unis, où le procureur général a annoncé une enquête pour déterminer "dans quelle mesure l'incident est lié à une activité ou une intention terroriste".
Le commandant de bord indien blessé, Smit Machchlar, a été transféré d'Arabie saoudite vers les Émirats où il est en "bonne santé et se rétablit bien", selon l'ambassade d'Inde à Abou Dhabi.
Sur le plan militaire, selon plusieurs médias, le Pentagone a décidé d'envoyer dans la région un porte-avions et d'autres bâtiments, représentant 9 000 à 10 000 soldats supplémentaires. Selon le média Axios, citant des sources officielles américaines, deux batteries supplémentaires de missiles antimissiles Patriot ont également été envoyées pour protéger des installations pétrolières et gazières en Arabie saoudite et au Qatar.
