Le parquet de Saint-Pierre a décidé d'ouvrir une enquête après l'interpellation d'un adolescent devant le lycée Roland-Garros au Tampon, en marge de la mobilisation lycéenne, rapporte Imaz Press Réunion ce lundi 5 octobre 2026.
Selon le média, des images montrent le jeune homme plaqué au sol, face contre terre, maintenu par plusieurs policiers. L'Union des femmes réunionnaises (UFR), citée dans l'article, affirme qu'« alors qu'il ne se débattait pas et était déjà plaqué au sol par un agent, on peut observer un autre agent peser de tout son poids avec son genou sur le cou de l'adolescent, avant de lui appuyer la tête au sol ».
L'UFR estime que « cette scène interroge gravement sur la proportionnalité de l'intervention et sur la place donnée à la violence dans la réponse apportée à notre jeunesse ». L'organisation déclare que « devant un lycée, l'autorité de la République doit protéger, encadrer et dialoguer » et qu'elle « ne peut se traduire par l'humiliation et la brutalité ». Elle exige des explications immédiates des autorités et du Rectorat, ainsi que l'ouverture d'une enquête administrative pour établir les circonstances exactes de l'intervention.
Selon Imaz Press Réunion, dix-huit personnes ont été interpellées ce lundi, dont trois majeurs. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène lors de plusieurs interventions. Sept membres des forces de l'ordre ont été blessés : deux gendarmes, quatre policiers nationaux et un policier municipal.
La préfecture dénonce, dans l'article, des « incidents et des violences en marge de certains rassemblements », précisant que « des individus ont notamment profité de ces rassemblements pour commettre des dégradations et d'autres infractions ».
À Saint-Benoît, une cinquantaine de lycéens se sont rassemblés devant le lycée Patu de Rosemont. Une tentative d'intrusion dans l'établissement a été empêchée et des dégradations ainsi que des tentatives d'incendie ont été constatées. La municipalité envisage de déposer plainte et de se constituer partie civile.
À Saint-André, environ 200 jeunes, majoritairement cagoulés, se sont regroupés entre les lycées Jean Perrin et Sarda Garriga, près de la gare routière. Des bus ont été caillassés, des poubelles incendiées et des projectiles lancés vers les forces de l'ordre. Cinq interpellations ont eu lieu. À Saint-Denis, quatre interpellations ont été réalisées pour jets de poubelles, outrage à agent et rébellion.
