Gabriel Attal, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron et candidat Renaissance à l'élection présidentielle de 2027, a proposé samedi dans un entretien au Parisien un « vrai et large rassemblement » en vue du scrutin, « rassemblant des électeurs de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine ». Il a cité nommément « des électeurs tentés par Raphaël Glucksmann ».
Cette main tendue a été rejetée dès dimanche par les soutiens du leader de Place publique. « Les Français attendent une rupture totale avec les 10 dernières années, sur le projet pour le pays comme sur la manière de gouverner. Cette rupture, nous la mènerons avec nos camarades écologistes et communistes », a déclaré le patron des députés PS Boris Vallaud sur X, appelant Gabriel Attal à laisser Raphaël Glucksmann « en dehors de ses coups de communication ». Il a également ironisé : « Et l'héritier du macronisme tenta d'inventer… le macronisme ».
Le sénateur écologiste Yannick Jadot, lui aussi soutien de Raphaël Glucksmann, a lancé que cette coalition, c'était « même pas en rêve », estimant que le leader de Place publique « porte la rupture avec 10 années d'incurie, d'incompétence, d'arrogance, de cynisme, d'injustice sociale et de déni climatique ».
Le député Place publique Sacha Houlié, ancien macroniste, a répondu à Gabriel Attal que « les projets politiques que nous présenterons aux Français sont à l'opposé l'un de l'autre », ajoutant : « Nous portons une ligne claire qui exclut définitivement toute entreprise loufoque de cette nature ».
À droite, le patron de LR Bruno Retailleau a également écarté tout rapprochement, fustigeant sur X « le macronisme saison 3 » et assurant : « Ce sera sans nous ».
Cette séquence intervient alors que Raphaël Glucksmann fait face à un procès en macronisme régulièrement intenté par ses adversaires politiques, notamment dans le cadre de la primaire de la gauche sociale-démocrate.
