Aller au contenu
ENDIREKLA RÉUNIONL’actualité en lecture libre Rechercher
France-MondeFrance

Blocus des lycées : Lecornu fixe une feuille de route à ses ministres

Face au mouvement de blocus lycéen qui s'est étendu à toute la France depuis le 17 septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé dimanche 4 octobre une feuille de route à ses ministres, avec cinq chantiers et de premières décisions attendues avant la fin du mois. Le gouvernement s'attend à des cours suspendus dans 400 à 500 lycées en début de semaine.

Le Premier ministre promet de premières décisions avant la fin du mois, alors que 400 à 500 lycées pourraient rester perturbés lundi

Illustration de l’article : Blocus des lycées : Lecornu fixe une feuille de route à ses ministres
Image d’illustration générée par IA ou utilisée comme référence. Elle accompagne l’article et peut différer de la réalité des lieux, des personnes ou des événements présentés.

L’essentiel

  • Sébastien Lecornu a adressé dimanche 4 octobre une "feuille de route" à ses ministres pour répondre à une partie des revendications lycéennes.
  • Cinq chantiers sont fixés, avec de premières décisions attendues avant la fin du mois.
  • Le Premier ministre demande un traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus, avec un premier bilan le 16 octobre.
  • Une réunion avec les présidents de région sur la rénovation des établissements est convoquée mardi.
  • Des propositions d'amélioration de Parcoursup sont attendues d'ici fin octobre.
  • Le gouvernement s'attend à des cours "totalement ou partiellement suspendus" dans 400 à 500 lycées en début de semaine.
  • Le mouvement, débuté le 17 septembre en région parisienne, s'est étendu à tout le territoire ; plus de 1 700 interpellations vendredi et 5 000 depuis lundi selon l'AFP.

Alors que la colère lycéenne a continué de gronder tout au long du week-end, Sébastien Lecornu a adressé dimanche 4 octobre une "feuille de route" à ses ministres afin de fixer un calendrier pour répondre à une partie des revendications des jeunes mobilisés. Dans cette lettre, il confie à ses ministres cinq chantiers, issus des sujets remontés par les conseils académiques de la vie lycéenne, avec "de premières décisions attendues avant la fin du mois".

Les lycéens mobilisés revendiquent davantage de moyens humains et financiers pour l'Éducation nationale. Ils dénoncent notamment la pression de Parcoursup, les professeurs non remplacés, les bâtiments délabrés ou encore des emplois du temps trop chargés.

Le Premier ministre demande notamment le lancement dans chaque académie dès cette semaine d'un "traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus", avec un premier bilan attendu le 16 octobre. Il a également annoncé convoquer mardi une réunion avec les présidents de région sur la rénovation des établissements scolaires et réclame à ses ministres de premières propositions d'améliorations de Parcoursup d'ici à la fin octobre. À la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, il demande "d'organiser des réponses de proximité là où l'accès à une infirmière, à un psychologue ou à un accompagnement social est le plus difficile".

Au sujet des moyens, le Premier ministre souligne que le projet de budget 2027, présenté jeudi par son gouvernement, prévoit encore 1,2 milliard d'euros supplémentaires pour l'Éducation nationale. "Mais nous devons aussi corriger avec humilité ce qui reste insuffisant", a-t-il estimé sur X, sans donner de chiffres, renvoyant cette question "au débat parlementaire".

Tandis que le gouvernement a annoncé ce dimanche s'attendre à voir les cours "totalement ou partiellement suspendus" dans "400 à 500" lycées en début de semaine, les conditions de sécurité n'étant "pas réunies" pour assurer l'accueil des élèves dans ces établissements après les mouvements de la semaine dernière, Sébastien Lecornu a demandé dans la soirée à ce que les cours reprennent "partout" où les conditions de sécurité le permettent.

Débuté le 17 septembre dans la région parisienne, le mouvement de protestation et de blocus des lycéens s'est progressivement étendu à tout le territoire et s'est enflammé jeudi dans de nombreuses villes de France. La journée de vendredi a été marquée par des tensions et plus de 1 700 interpellations — pour 5 000 au total depuis lundi — et les organisateurs appellent à la poursuite de la mobilisation mardi faute de "mesures concrètes".

Toute la rubrique France-Monde